EDITO Smart City                                                                                avril 2019

L’expression « Smart City » est apparue au milieu des années 2000. Elle évoque l’intégration des technologies du Big Data, de l’information et de la communication numérique (TIC) dans l’organisation et la gestion de la ville. Sa traduction française est « ville intelligente ».

Y aurait-il donc des villes inintelligentes, irrationnelles ou imbéciles ?

Depuis quelques années, ce concept de « ville intelligente » s’impose comme un modèle de développement urbain. Demain, quelles seront les différences entre une ville devenue « intelligente » et une ville restée « imbécile »? Où trouve-t-on, dans la « smart city », cette intelligence?

De très nombreuses questions se posent

Si notre métropole s’empare et relève le défi de ce nouveau modèle, de très nombreuses questions se posent. Il s’agit de s’interroger sur ses conséquences positives mais aussi éventuellement négatives vis à vis des services publics, des libertés individuelles, de l’emploi, de la gestion et la gouvernance des collectivités, du fonctionnement démocratique, des mobilités, de l’eau, de l’énergie, de la santé, de l’urbanisme, de l’éducation, de la culture, de la sécurité… Par la suite, qui pourra proposer un projet ? Quels seront les acteurs qui le valideront et le mettront en place ? Quelles seront les priorités ? Qui choisira les priorités ? Qui rassemble et fédère les programmes, les finance, les coordonnent, les pilote, en assure la cohérence, la sécurité ?

Connaître les attentes du citoyen et ses craintes

La principale de ces questions devrait être de connaître les attentes du citoyen et ses craintes. Il serait donc clairvoyant que l’on définisse et soumette à l’avis des citoyens, les contours, les objectifs, les enjeux, les intérêts et bénéfices attendus et éventuellement les risques et nuisances possibles en rapport avec la mise en place de la ville intelligente.

Si la ville intelligente se résume principalement à utiliser le numérique afin d’optimiser la dépense publique, son intérêt sera faible et médiocre pour notre qualité de vie.

 

Un groupe de travail ouvert

Ne serait-il pas cohérent que la métropole promeuve un groupe de travail ouvert associant universitaires, industriels, habitants, représentants de la société civile et des collectivités locales afin d’étudier les aspects techniques, humains, économiques et surtout éthiques de l’intrusion omniprésente du numérique dans l’organisation de notre territoire ?   

Protéger environnement et vie privée

Il nous semble qu’une « ville intelligente » devrait être, en premier chef, une ville qui demande à ses citadins comment ils souhaitent voir réinventer leur environnement urbain en utilisant les nouvelles technologies. Une ville intelligente devrait prioritairement faciliter et améliorer la cohésion sociale, la vie et le bien-être de ses habitants, toutes générations confondues, et  protéger environnement et vie privée.

CitLab a l’ambitieux projet de démarrer une réflexion sur la « ville intelligente » et d’explorer ce sujet afin de savoir si la ville intelligente peut tenir ses promesses et à quels prix. 

Jean Paul Briand (avril 2019)

Smart city 

E-mag N°10

CITLAB

Smart City Edito

La rédaction

Ma consultation E-santé

Jean Paul Briand

Notes de lecture

Philippe Rabier
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