La fracture démocratique est devenue trop marquée en France. Il est temps de développer la démocratie citoyenne à tous les échelons territoriaux afin de combattre cette anomalie. Or, au niveau de la métropole d’Orléans, l’annonce autocratique d’expérimenter une seule voie de tramway sur le pont George V ne peut qu’interpeller du point de vue des valeurs démocratiques.

 

CitLab – collectif citoyen de la métropole orléanaise – formule trois recommandations concernant cette décision de M. Carré, maire d’Orléans et président de la métropole d’Orléans.

 

  • Notre première recommandation est de mettre ce choix du maire d’Orléans en cohérence avec la révision du plan de déplacement urbain (PDU). En effet, l’étape actuellement en cours est la phase de concertation avec les « partenaires » (associations, collectifs) et les habitants. La révision du PDU est revendiquée comme une démarche de co-construction et de concertation. De fait, l’annonce de M. Carre n’a jamais été évoquée dans les discussions du PDU. Elle rentre ainsi en contradiction avec la démarche d’échanges et de discussions normalement organisés pour construire ce PDU. Afin de respecter la nécessaire co-construction du PDU, nous proposons, à la mairie et à la métropole d’Orléans, d’organiser un atelier public sur le franchissement du pont George V dans le cadre de la concertation du PDU.

La révision du PDU est revendiquée comme une démarche de co-construction et de concertation.

  • Notre deuxième recommandation est de respecter les objectifs légaux des PDU. Ces derniers sont clairement définis : il s’agit d’améliorer la santé et la sécurité des habitants, de diminuer le trafic automobile et de développer les transports en commun, le vélo et la marche. Le choix retenu, après concertation, pour le pont Georges V devra logiquement respecter ces préconisations légales et particulièrement les objectifs de diminution des émissions de polluants et de gaz à effet de serre.
  • Notre troisième recommandation concerne la durée de l’expérimentation. C’est en fonction des conclusions de l’atelier public que les essais devraient être engagés. A l’issue des tests, nous appelons à des aménagements réversibles et à coûts réduits. En effet, la réversibilité des choix, (pouvoir revenir en arrière), est essentielle afin de permettre une adaptation future des décisions d’aujourd’hui et de permettre ainsi leurs ajustements aux nouvelles contraintes ou aux priorités à venir.

Cosignataires : Benoit Bourges, Philippe Rabier, Marjorie Gadenne, Thierry Soler, Lucas Gilloux-Satche, Suzanne Le Tirant, Jean François Peyrin, Monique Lemoine, Benjamin Marin, Jean Paul Briand, Chantal Hureau, Stephane Girard, Jacques Boulnois, Charline Delpuget, Laurent Gougis, Joelle Lewi, Jérome Beyler, Stéphane Lievin, François Robin, Daniella Rabier Fuenzalida, Laurent Cousin, Jean Pierre Legendre, Pierre Montigny, Emmanuel Dupuis, Annick Potel, Pierre Potel, Rémi Sabau, Moïsette Crosnier, Corinne Milochevitch, Adrien LEGROS, Maurice Elain, Yann Lefèvre, Teddy Begue, Nathalie Peauger, Alexandre Pelletier

 

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